À la découverte du pays Bassari en passant par Tambacounda et Kaffrine du 28 octobre au 2 novembre 2016

Le pays Bassari connu pour sa particularité culturelle qui le distingue des autres groupes ethniques du Sénégal est situé à l’extrême sud-est du pays dans la région de Kédougou. C’est également dans cette partie du Sénégal scindée en trois localités, celle des Bassari – zone de Salémata –, celle des Bédik – zone de Bandafassi – et celle des Peuls – zone de Dindéfelo, que l’on retrouve des merveilles de la nature. À cet égard, l’Ambassadeur s’est d’abord arrêté durant sa tournée à Andiel, village Bédik, où il a échangé avec les enfants puis il a rejoint le Dindéfelo pour visiter la célèbre cascade Dindéfelo qui fait l’attraction du Pays Bassari. Sur la route reliant la région de Kédougou à celle Tambacounda, l’Ambassadeur a marqué une pause dans le département de Saraya pour une visite de la mine d’or de Sabolala, une société minière de droit sénégalais. La seule mine d’or industrielle déjà en activité.

JPEG

À Tambacounda, l’Ambassadeur s’est rendu dans le magnifique Parc National du Niokolo Koba. Figurant à la fois sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO et sur celle du Réseau mondial des réserves de biosphère (MAB), ce parc est connu pour sa faune très riche avec près de 80 espèces de mammifères, 330 espèces d’oiseaux et sa flore constituée de près de 1 500 espèces de plantes.

JPEG

L’Ambassadeur accompagné par le directeur des grands domaines du Sénégal (GDS) a poursuivi ses visites par la bananeraie de Laboya. Les Grands domaines du Sénégal (GDS) ont été créés en 2003 à Saint-Louis par La Compagnie Fruitière, entreprise française productrice de fruits. Celle-ci a souhaité développer avec l’appui de l’AFD (agence française de développement) un projet de banane Bio/commerce équitable sur 1000 ha sur les rives du fleuve Gambie (régions de Kédougou et Tambacounda), en exploitant directement 30% des surfaces et en contractualisant avec de petits producteurs sur le reste.

JPEG

L’Ambassadeur s’est ensuite rendu dans les locaux de l’association GRA-REDEP (Groupe Agora pour l’Éducation aux Droits de l’Enfant et à la Paix), une association issue de l’Institut René Cassin de Strasbourg avec l’appui du Service Culturel de l’Ambassade de France au Sénégal. L’association tient deux mini-sommets des enfants, leur permettant de s’approprier le contenu de la convention relative aux droits de l’enfant et d’évoquer entre eux librement leurs problèmes, les violences qu’ils subissent, et de rechercher des solutions. Un observatoire des droits de l’enfant a été mis en place à Tambacounda et un « gouvernement scolaire » dans les collèges, institutionnalisant leur participation à la conduite de leur établissement.

JPEG

Avant de quitter la région de Tambacounda pour rejoindre la celle de Kaffrine, l’Ambassadeur a visité le Centre culturel de Sinthian, qui est adossé à une « Maison de santé » dotée d’un médecin et bien équipée, une expérience assez unique au Sénégal. Initié il y a quelques années par l’association française Kinkeliba avec l’appui de la Fondation Pierre Fabre, ce centre de santé a élargi son domaine d’intervention grâce à la fondation américaine Josef & Anni Albers, qui a financé la construction d’un centre culturel à l’architecture innovante dans le village. Celui-ci accueille des résidences d’artistes internationaux tout en développant des activités génératrices de revenus (maraîchage, transformation, artisanat) au bénéfice de la population. Le modèle est original à la fois par le concept liant développement local et culture et par la rencontre, sur un terrain reculé, entre ONG françaises et américaines.

JPEG

En compagnie de M. Léopold Faye, directeur d’Énergie Rurale Africaine (ERA) Sénégal, l’Ambassadeur a pu visiter 4 villages bénéficiant du programme d’électrification rurale mis en œuvre par la société Energie Rurale Africaine (ERA), société de services décentralisée, filiale d’EDF et de CSI-Matforce créée en 2011.

JPEG

La visite du site archéologique de Wanar a marqué la fin de cette tournée. Classée à l’UNESCO au Patrimoine Mondial de l’Humanité, les mégalithes de Wanar, font l’objet d’un chantier de fouilles archéologiques depuis 2008, par une équipe franco-sénégalaise conduite par le CNRS et l’IFAN avec l’appui de plusieurs spécialistes et doctorants qui analysent les pratiques funéraires liées à ces monuments, ceci grâce à une subvention de la Commission consultative des recherches archéologiques à l’étranger.

JPEG

Dernière modification : 08/11/2016

Haut de page