Améliorer les premiers apprentissages en Afrique, un défi pour la Francophonie - 31 mai au 1er juin 2016

Défi pour la Francophonie, défi pour l’enseignement du français dans des contextes plurilingues, le séminaire de haut niveau qui s’est tenu à Dakar, vient de clore ses travaux. Il a réuni ministres de l’Education et décideurs politiques, chercheurs, pédagogues, partenaires techniques et financiers avec pour objectif la mise en place de politiques adaptées à l’apprentissage de la lecture et de l’écriture en contexte plurilingue.

Défi pour la Francophonie, défi pour l’enseignement du français dans des contextes plurilingues, le séminaire de haut niveau qui s’est tenu à Dakar, vient de clore ses travaux. Il a réuni ministres de l’Education et décideurs politiques, chercheurs, pédagogues, partenaires techniques et financiers avec pour objectif la mise en place de politiques adaptées à l’apprentissage de la lecture et de l’écriture en contexte plurilingue.

La grande majorité des pays africains disposant de plusieurs langues nationales, comment faire pour que cette diversité linguistique soit utilisée et valorisée dans les systèmes éducatifs ? Comment permettre une convergence tout en assurant la réussite scolaire des enfants et leur insertion sociale ? Comment faire en sorte que ce plurilinguisme devienne un atout pour mieux apprendre ?
C’est sur ces questions que les participants ont réfléchi, échangé, répondu. Cette initiative du ministère français des affaires étrangères et du développement international a rassemblé des interlocuteurs de haut niveau du Burkina-Faso, du Cameroun, du Gabon, de République Démocratique du Congo, de Madagascar, du Mali, du Niger, du Sénégal et de Tanzanie. Les ministres de l’Education du Gabon, président de la CONFEMEN, du Sénégal et du Niger sont intervenus.
Un consensus se dégage, partagé avec l’UNESCO : les élèves doivent apprendre les premières bases dans une langue connue - l’une des langues africaines comprise et parlée par les enfants et leurs enseignants - puis aborder peu à peu le français (ou une autre langue de grande diffusion). Il est essentiel que les élèves réussissent à lire, écrire et compter dès l’éducation de base. L’horizon d’attente des familles comme des institutions est que l’éducation permette aux jeunes de devenir réellement bilingues.
Comment élargir les expériences réussies à davantage d’effectifs, de régions, voire à l’échelle d’un pays ? La réflexion sur les changements d’échelle a été au centre des débats pour dessiner des politiques éducatives efficaces, soutenables pour les pays. Des politiques linguistiques clairement définies contribuent à améliorer l’éducation, lorsqu’elles sont au service de la réussite des élèves et qu’elles tiennent compte des besoins et des souhaits des communautés. La formation cohérente des enseignants mais aussi celle des cadres représentent des enjeux déterminants pour améliorer concrètement les résultats des élèves, tout comme la nécessité de disposer d’outils et de supports pédagogiques adaptés, etc.
Ce séminaire a permis de dégager des pistes d’action nouvelles pour faciliter le changement d’échelle. Ses conclusions seront disponibles prochainement.

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Dernière modification : 14/06/2016

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