Interview de M. Laurent Liautaud, créateur de la start-up "Niokobok"

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1. Pouvez-vous présenter brièvement le concept de votre start-up ? En quoi est-ce innovant ?

Niokobok est un site de e-commerce qui permet à nos clients, vivant hors du Sénégal (principalement des membres de la diaspora), de faire des courses en ligne pour leurs proches au Sénégal. Nous vendons des produits disponibles au Sénégal, mais qui sont commandés et payés depuis l’étranger. C’est un service nouveau et apprécié par ceux qui sont à l’extérieur du pays et souhaitent soutenir des proches sans avoir à envoyer de l’argent ou ont tout simplement offrir des cadeaux à leurs amis ou à leur famille.

Nous sommes donc parmi les premiers opérateurs du e-commerce au Sénégal, avec la particularité que ceux qui passent les commandes vivent dans des pays où le e-commerce est déjà très développé et sont donc habitués à cette expérience d’achat.

2. Pourquoi avoir choisi le Sénégal pour lancer votre start-up ?

Pour sa stabilité. Avec un peu moins de 15 millions d’habitants, le Sénégal est un petit marché, mais il a la chance d’être l’un des pays les plus stables de la région. C’est un type d’environnement qui me semble adapté pour entreprendre et tester de nouveaux concepts.

3. Que représente pour vous la diplomatie économique ? Qu’est-ce que cela implique pour votre start-up ?

La diplomatie économique me fait plutôt penser aux grands contrats, mais elle pourrait efficacement appuyer des start-ups. Les start-ups ont en général à penser à leur développement international très tôt, alors que leur structure est très légère et débordée. Dans ce contexte, tous les appuis possibles sont les bienvenus.

4. Quel est le rôle selon vous des ambassades françaises dans ce domaine ?

Pour des start-ups, la présence d’un écosystème rassemblant des compétences, de l’argent et des entrepreneurs est importante. Les ambassades françaises doivent pouvoir jouer un rôle en créant des passerelles entre l’écosystème français et ceux des pays dans lesquelles elles sont installées.

5. Les perspectives économiques au Sénégal vous paraissent-elles encourageantes, en particulier dans votre domaine d’activités ?

Une étude récente du cabinet McKinsey vient de confirmer que le Sénégal est, avec le Kenya, l’un des deux pays africain à l’avant-garde sur le secteur des TICs. Cette avance est notamment due aux investissements réalisés dans les infrastructures qui permettent une bonne connectivité. C’est évidemment très encourageant. Ici, le e-commerce apparaît presque en même temps que le commerce organisé, et un service comme le nôtre compte déjà plusieurs centaines d’utilisateurs, pour la plupart réguliers.

Nous pensons donc que le e-commerce jouera un rôle encore plus important dans l’organisation des échanges que dans les premiers pays dans lesquels il est apparu.


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Dernière modification : 25/02/2014

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