Lancement officiel des travaux du Collège de Keur Massar Village

Grâce au projet d’appui à l’enseignement moyen dans la région de Dakar, financé par l’Agence française de développement, dix sept collèges seront bientôt construits ou réhabilités. Le Chef de l’Etat sénégalais, Macky Sall, accompagné par l’Ambassadeur Bigot, ont procédé hier au lancement dudit projet.

Allocution de M. Christophe BIGOT, 21 juillet 2016, Keur Massar

Excellence Monsieur le Président de la République,
Monsieur le Premier Ministre,
Messieurs les Ministres d’Etat,
Monsieur le Ministre de l’Education nationale,
Messieurs les Ministres,
Messieurs les Députés,
Messieurs les membres du Conseil Economique Social et Environnemental,
Messieurs les Maires,
Messieurs les Directeurs nationaux,
Messieurs les Inspecteurs d’académie,
Chers invités,

Construire une école n’est jamais un geste anodin, surtout au Sénégal, où le Poète-Président qu’était Léopold Sédar Senghor donnait 3 priorités à son action : « l’éducation, l’éducation et l’éducation ». C’est assurément un geste d’engagement collectif en faveur de la jeunesse, un acte de confiance face à l’avenir qui se construit dans le creuset commun « du donner et du recevoir » et d’un contrat social renouvelé, pour citer à nouveau celui qui a porté haut la parole du Sénégal dans le monde et dans notre langue commune.

C’est pourquoi je suis particulièrement heureux d’être parmi vous aujourd’hui pour lancer officiellement les travaux du collège de Keur Massar Village dans le cadre du projet d’Appui au Développement de l’Enseignement Moyen dans les Académies de Dakar, Pikine/Guédiawaye et Rufisque (ADEM), que la France finance, à travers une subvention de l’AFD de près de 8 milliards FCFA.
Il y a dix ans, la France finançait dans ces mêmes banlieues des écoles primaires dont les traces et le souvenir restent présents. Il s’agissait déjà de répondre à des attentes pressantes, et longtemps insatisfaites, des populations du Grand Dakar. Car ici se rassemble une population nombreuse, désireuse de participer à l’idéal d’émancipation que représente l’éducation et à l’énergie d’une économie ouverte et moderne. Ce moment est donc précieux : celui où un projet, qui a longtemps mûri, entre dans sa phase concrète de réalisation et donne à voir une ambition commune. Je m’en réjouis.

Le Sénégal a toujours fait de l’éducation un axe central de sa politique de développement. Après avoir conduit une action volontariste en faveur de la scolarisation primaire universelle, c’est à la mise en place d’une éducation de base de dix ans que le pays s’attelle aujourd’hui, pour offrir à sa jeunesse la possibilité de développer les compétences indispensables à une société moderne et à une insertion professionnelle réussie. Cela participe de l’effort de modernisation et d’ouverture du Sénégal que vous conduisez, Monsieur le Président, pour renforcer l’inclusion sociale et l’employabilité des jeunes Sénégalais et pour faciliter l’émergence de votre pays.

La France, à travers ses différents organes et instruments de coopération, a toujours appuyé l’Etat sénégalais dans cette ambition.
Depuis 2000, cet engagement s’est notamment traduit par des financements cumulés de plus de 37 milliards de FCFA de l’Agence Française de Développement en faveur de l’éducation, pour contribuer à accroître l’offre éducative, à améliorer la qualité de cette offre et à renforcer la gouvernance du secteur. Je ne parle là bien sûr que de nos engagements en faveur du secteur de l’éducation de base stricto sensu, mais je pourrais aussi mentionner toutes nos actions en faveur de la formation professionnelle des jeunes et de l’enseignement supérieur.

L’enseignement moyen est le segment qui subit aujourd’hui les plus fortes pressions, en raison d’une croissance démographique soutenue et d’un allongement croissant de la scolarité au-delà du primaire. C’est particulièrement vrai dans le « grand Dakar » qui accueille un quart des élèves de collège du Sénégal

Avec le projet ADEM, ce sont 17 collèges qui vont sortir de terre pour marquer l’ambition de développer un système éducatif moderne et performant. A travers ce projet, ce sont près de 20 000 élèves qui vont bénéficier de conditions d’apprentissage et d’accueil améliorées. Le collège de Keur Massar Village en est une illustration : ces établissements feront date par leur taille, leur ambition architecturale et leur originalité. Ils feront, nous l’espérons, la fierté des habitants de ces communes, des élèves et de leurs familles, des enseignants et des chefs d’établissement qui y travailleront. Ils pourront y reconnaître l’importance que ce pays accorde à l’éducation et à la jeunesse.

Outre l’environnement propice et accueillant qu’il souhaite développer, ce projet soutient d’autres leviers de réussite de l’école, qui passent par des enseignants mieux formés, des approches pédagogiques renouvelées, en particulier pour l’enseignement des sciences, et par un pilotage des établissements plus rapproché et en faveur du bien-être et de la réussite des élèves. C’est dans cet esprit que le projet appuie l’ensemble des acteurs de l’éducation des Académies de Dakar, Pikine/Guédiawaye et Rufisque : les inspecteurs, les formateurs, les enseignants et les chefs d’établissements, tout en soutenant les projets de nombreux établissements.

Il reste de longs mois avant que ces constructions n’accueillent leurs élèves et leurs enseignants. Je souhaite donc beaucoup d’engagement et de persévérance à l’ensemble des équipes impliquées dans le projet, qui ne ménageront pas, j’en suis convaincu, leurs efforts pour s’assurer de la qualité des ouvrages construits et de la réalisation des promesses faites à cette jeunesse.

En ces temps difficiles dans de nombreux pays, en particulier en Afrique et en France, il importe de redonner du sens au collectif qui se tisse chaque jour dans le partage humaniste des cultures, des langues, des sciences et des valeurs. L’école en est, Monsieur le Président, le lieu privilégié par excellence.

Permettez-moi, Monsieur le Président, de clore mon propos en vous remerciant chaleureusement de votre présence aujourd’hui. Elle démontre, une fois de plus, l’implication forte de l’Etat sénégalais au plus haut niveau en faveur de la formation de la jeunesse, qui constitue la plus belle richesse de votre pays.

Je vous remercie.

Dernière modification : 22/07/2016

Haut de page