VISITE DE L’AMBASSADEUR DE FRANCE AU SENEGAL D’UN PROJET FINANCE PAR L’OFII

C’est dans le cadre de sa tournée sur l’axe Thiès, Mékhé, Saint Louis que l’Ambassadeur de France au Sénégal, M Christophe BIGOT, a profité de son passage à Thiès le 04 octobre 2016 pour visiter un projet de réinsertion par la création d’entreprise financé par l’Office Français de l’Immigration et de l’Intégration (OFII).

Papa Ibrahima Diobaye, bénéficiaire de l’appui technique et financier de l’OFII

Établi à Thiès, SENCRAIE est une unité de fabrication de craies scolaires « 100% made in Sénégal » portée par M. DIOBAYE Papa Ibrahima, diplômé de l’université de Lyon, spécialisation en banque et Finance. Ce projet a été financé à hauteur de 5.491.672 F CFA (subvention et suivi pendant 12 mois) par l’OFII dans le cadre de son dispositif d’accompagnement au retour et à la réinsertion des jeunes sénégalais désireux revenir entreprendre dans leur pays d’origine.

Lorsqu’on demande au promoteur comment il a pensé à développer son projet de fabrication de craies, Ibrahima DIOBAYE tient en priorité à préciser qu’avant de quitter son pays, il réfléchissait déjà à un projet de retour, l’objectif de son séjour en France étant de saisir l’opportunité d’acquérir un savoir, des compétences et une expérience professionnelle en entreprise. Il souligne également que son passage dans l’éducation nationale en tant qu’instituteur au Sénégal l’a certainement influencé dans l’orientation de ce projet.

Durant la visite, l’Ambassadeur de France a pu assister à l’ensemble du process de fabrication des craies. M DIOBAYE a en effet explicité comment, en partant de la matière première le gypse, il arrivait à produire plus de 300.000 boites de bâtons de craies par an lui permettant de répondre à 1/6e du marché national. Le promoteur qui reste soucieux de la préservation de l’environnement a tenu d’une part à souligner que ses emballages étaient 100% recyclables mais également que le séchage des craies s’effectuait au soleil, à l’air libre. Le promoteur a par ailleurs tenu à démontrer que son produit restait très concurrentiel sur le marché national, par rapport aux craies importées, ceci tant sur le plan du prix, que de la qualité. Les machines, simples d’utilisation et de surcroit manuelles, lui permettent de réduire ses frais de production.

Lors de la conférence de presse, SEM Christophe BIGOT a tenu à préciser qu’il se réjouissait que des étudiants sénégalais puissent venir en France poursuivre leurs études supérieures « nous avons des écoles, nous avons des universités et tant que l’on est assuré que ce passage en France sera un passage réussi , moi … je l’encourage » précisant qu’il invite en effet à ce qu’il soit délivré plus de visas aux étudiants sénégalais à la condition que ce soit dans un objectif de réussite.

L’Ambassadeur a précisé que « pour que ce soit une réussite, il faut des conditions de préparation, des conditions de vie qui soient dignes et honorables » rappelant qu’il avait avec grand intérêt apprécié l’expérience personnelle de M DIOBAYE qui avait tenu à lui préciser que bien qu’ayant obtenu en 1996 son inscription à l’université de Poitier avec à la clé son visa, ce dernier n’était pas allé suivre ses études en France sa famille jugeant que les conditions financières n’étaient pas réunies pour que cette expérience soit portée de réussite « M DIOBAYE n’est donc pas allé à Poitier mais il a pu quelques années après aller en Italie, puis en France et c’est armé de ce bagage qu’il revient ici au Sénégal ».

L’Ambassadeur a également tenu à préciser qu’il trouvait cette idée de circularité intéressante, particulièrement quand il n’y avait pas la formation ici au Sénégal. « C’est la globalisation et c’est tout à fait normal » a-t-il affirmé précisant qu’il était nécessaire, dans la mesure du possible et compte tenu du potentiel de croissance du pays, que ces talents sénégalais formés à l’étranger, en France ou ailleurs, puissent s’ils le souhaitent pouvoir revenir ici et avoir bien évidement tous les soutiens dont ils ont besoin, que ce soit des soutiens publics ou privés, pour que leur expérience soit valorisée et réussie. Car a souhaité conclure SEM BIGOT « plus ces expériences seront réussies, plus elles donneront des idées à d’autres sénégalais ».

JPEG

Dernière modification : 06/10/2016

Haut de page