Le secteur de la pêche est l’un des principaux secteurs productifs au Sénégal. Ses bénéfices ont un fort impact sur l’économie du pays en terme d’emploi et de recettes en devises : il est ainsi stratégique en terme de lutte contre la pauvreté.
Cependant, la situation actuelle est marquée par un épuisement des ressources, en raison d’une pression croissante sur la ressource halieutique, due tant à la pêche industrielle qu’artisanale. Les conséquences en sont une baisse des revenus tirés de cette activité et une désaffection des jeunes, qui se tournent alors vers l’émigration clandestine. Parallèlement à la raréfaction et au renchérissement de nombreuses espèces sur le marché intérieur, les entreprises de conditionnement, transformation et exportation, qui s’étaient multipliées ces dix dernières années, ont désormais du mal à s’approvisionner sur le marché local.
Les interventions de la Coopération française se concentrent à trois niveaux :
Parallèlement à l’aide bilatérale, la Coopération française soutient la définition et la mise en œuvre d’une politique sous-régionale dans ce secteur au niveau de la Commission Sous-Régionale des Pêches (CSRP).
la réforme du système de gestion des pêches au Sénégal par l’élaboration de plans d’aménagement, et de renforcer les capacités des organisations professionnelles et de l’interprofession, en vue d’une meilleure implication dans les processus de gestion du secteur. Ce projet mobilisera un expert technique international.
Le Projet d’appui à la pêche artisanale sur la petite côte, le Sine Saloum et la Casamance (PAPASUD), cofinancé par l’UE (5 M.€) et l’AFD (3,1 M.€),
a permis la réalisation d’ouvrages, notamment de quais de débarquement et d’aires de transformation. Il appuie également la mise en place d’un système de gestion décentralisée de ces infrastructures par l’interprofession, avec les Groupements d’Intérêt Economique des quais de pêche.
du projet Narou Heuleuk, l’Aire Marine Protégée Communautaire (AMPC) de Bamboung a été créée officiellement par décret présidentiel en novembre 2004. Il s’agit de la première AMPC du Sénégal qui fonctionne en cogestion et de façon pérenne, grâce à la mise en place d’un campement écotouristique, en charge de couvrir les frais de fonctionnement de l’AMPC, et de contribuer au développement de la Communauté Rurale de Toubacouta. Les premiers résultats du suivi scientifique sont très encourageants : ils montrent notamment l’apparition de nouvelles espèces de poisson dans la zone protégée.